Médiation tout public

Retour sur la journée : « Musée et tourisme : une cause commune ? » / AGCCPF

Comment se porte le tourisme culturel ?

Didier Arino, directeur général de Protourisme

55% des clientèles étrangères qui rentrent dans un site culturel payant vont au Louvre ou à Versailles ; pour le reste, le taux de fréquentation étrangère est très limité. Nombre de destinations se sont ouvertes au tourisme, avec une offre culturelle importante : églises, villages de caractère, villes avec un patrimoine mis en scène.

En France, on présente souvent notre offre sous l’angle du patrimoine bâti – or c’est à l’opposé de certaines cultures. Les Chinois, par exemple, ne résonnent qu’à travers les contes et légendes – il faut adapter sa médiation : raconter l’histoire de ceux qui ont construit le patrimoine. Il s’agit également de faire le lien entre une offre culturelle et l’aspect ludique : prendre également en compte les Milleniums.

Il y a une hyperconcentration de flux sur certaines destinations. Certes, il y a une croissance en Aquitaine, mais seulement sur certains endroits. Le problème est que plus de 50% de la croissance se fait dans les métropoles. Il faut avoir conscience que certains sites absorbent les richesses et qu’en contrepartie d’autres espaces sont beaucoup moins fréquentés ; quid de la complémentarité de l’offre culturelle et touristique ?

Olivier Allouard, directeur de GECE.

Il existe 3 typologies de publics dans les musées : habitants, excursionnistes, touristes français et internationaux. Les habitants peuvent être ambassadeurs de leur ville. 38% de Français ont pratiqué une activité culturelle au cours d’un déplacement touristique lors des douze derniers mois. 75% des Français ont réalisé au moins une activité culturelle lors d’un déplacement touristique. Les attentes de ces visiteurs sont en partie comblées par l’offre des musées, avec une dimension numérique, immersive ; avec des espaces de détente, de confort.

Ouverture juin 2016 de la Cité du Vin, Laurence Chesneau-Dupin.

Les piliers de l’offre sont : le belvédère + expositions temporaires, des offres de médiation pour tous les âges (2500 offres, toute l’année, ateliers oeno-culturels), programmation culturelle diversifiée, salon de lecture. Importance accordée à l’accessibilité, la Cité a été labellisée « tourisme et handicap ». 100% des contenus sont accessibles en 8 langues. Beaucoup de visiteurs portugais - et surtout brésiliens… 

Prix : 20 euros, ce qui n’est pas un pb pour les touristes de passage – représente 85% (billetterie) des ressources de l’équilibre financier. Pour les locaux, il existe des formules d’abonnement. 25 000 visiteurs (6%) viennent avec le Citypass, usage limité sur une tranche horaire car manque à gagner.

Cela leur permet d’étaler les flux touristiques. La Cité est totalement autonome et fonctionne sans subventions. Les recettes proviennent des billets + espaces privatisables + produits dérivés + mécénat.

Question venant du public : « est-ce qu’il y a trop de numérique à la cité du vin ? »

Le niveau de satisfaction est très élevé, le choix a été fait d’utiliser l’outil numérique car « on raconte des histoires », il n’y a pas de collection à mettre en avant. Il s’agit d’un événement que l’on ne peut pas « vivre dans son salon ».

Application géolocalisée / Musée des impressionnismes

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Application Géolocalisée / Ville d’Auch

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Application géolocalisée, gestion des flux, live translate / Puy du Fou

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